La création. Une sentence portant la force d’un destin : on ne devient pas créateur, on l’est. Quel que soit le vecteur d’expression qu’elle privilégie, la création constitue une force vitale qu’il est impossible d’ignorer. Le geste créateur, soit-il mûri ou intuitionné, est également source d’un riche discours, tantôt pratique, tantôt réflexif. Voici ce que nos interviewés avaient à dire sur le sujet.
La vie et la mort ne seraient rien l’un sans l’autre. Leur musique fait danser le créateur. Celui-ci y est particulièrement sensible, qui trouve dans la moindre note une source féconde, à moins que ce ne soit l’écho d’un glas. Inscrites dans la trame de leur œuvre ou dans le dessein du quotidien, la vie et la mort font se délier la langue de nos interviewés.
Le domaine du sacré n’est pas inconnu du créateur. Dans son rapport au divin ou dans sa quête de spiritualité, il lui arrive de chercher des réponses et de trouver matériau à fabriquer du sens. La pratique du créateur elle-même peut devenir parole, geste ou objet de culte, s’arrachant ainsi aux contingences terre-à-terre de la vie quotidienne. Voyez quelques-unes des réflexions tenues sur le sujet.
L’identité est griffe, signature. Pour un créateur, le produit de la création, tangible ou non, possède une qualité signalétique. Voilà ce que je fais, voici qui je suis. Ce livre, cette toile, ce discours révèle quelque chose de moi au monde. L’identité peut être multiple, supposer moult rôles, divers emplois, voire plusieurs noms. Jongleurs identitaires, nos invités peuvent en témoigner.
Le bonheur, l’or de notre temps, est l’objet d’une quête incessante. Nous y voyons la condition essentielle à une vie heureuse. Il est associé aux moments, aux événements sur lesquels aucun nuage ne saurait planer. Or, malheur, une fois que nous croyons l’avoir saisi, il se dérobe... mais, au fait, qu’est-ce que le bonheur ? Découvrez quelques pistes de réponse avancées par nos interviewés.
Embrassé au pied de la lettre, il est l’expression d’un sentiment envers autrui, intoxicant et source de bonheur. Dans son acception plus englobante, l’amour est agent du bien, et comme tel s’emploie à exercer une action positive sur les gens et les choses, sur la vie. Source d’inspiration inépuisable, l’amour, heureux comme malheureux, est ami de la création. Nos invités l’ont-ils déjà connu ?
Le temps est un maître strict qui impose son horaire à tous. Il donne des repères, permet de mesurer le chemin parcouru, d’anticiper ce qui reste à venir. Il fournit l’espace pour souffler et, d’un même élan, installe l’urgence qui pousse à créer. À la fin, nous aimerions bien le faire s’arrêter. Généreux de leurs minutes, nos interviewés ont pris le... temps d’y réfléchir.
La société fournit aux individus un cadre de vie. Elle leur confère du reste une identité collective, qui peut appeler un certain engagement. La société est dotée d’une personnalité qui se vérifie dans ses faits d’armes comme dans ses errances. Détenant un ensemble de connaissances et de techniques, elle dispose également d’un imaginaire, qui nourrit le créateur. Voici quelques réflexions sur le sujet.
L’échec a mauvaise réputation. Pourtant, il n’est pas sans pouvoir exercer quelque effet bénéfique, cathartique, voire didactique. Il peut forcer l’arrêt nécessaire à une remise en question. Il peut révéler, pour peu que l’on veuille creuser, certaines vérités sur soi-même. Il peut enseigner diverses leçons de vie. Pour certains, l’échec est même indissociable du succès. Allons voir ce qu’en pensent nos interviewés.