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Notes biographiques

1949 : Amin Maalouf naît le 25 février à Beyrouth, au Liban. Il est le deuxième d’une famille de quatre enfants. À peine âgé d’un mois, le petit suit sa maman au Caire, où il passe une partie de sa tendre enfance.

1951 : Son grand-père maternel décède. À la suite d’une période d’instabilité politique au Caire, la famille Maalouf doit penser à quitter l’Égypte. Elle s’installera à Beyrouth, dans le quartier Ras-Beyrouth, situé tout près de l’Université américaine.

Circa 1956 : Amin est inscrit à l’école des jésuites de Beyrouth, où il recevra un enseignement en français.

1962 : La famille Maalouf quitte Ras-Beyrouth pour s’établir dans un quartier plus riche et majoritairement chrétien. Le père d’Amin, journaliste, essayiste et poète, vient alors de démarrer son propre journal.

Circa 1965 : Le jeune homme étudie les sciences économiques et la sociologie à l’École supérieure des lettres de Beyrouth.

1971 : Amin Maalouf épouse Andrée. Il pratique le métier de journaliste au quotidien An-Nahar de Beyrouth. Il écrit alors ses articles en langue arabe. Dans les années qui suivent, il voyage au Bangladesh, en Éthiopie, en Inde, où il rencontre Indira Gandhi, et à Saigon, pour relater la fin de la guerre du Vietnam.

1975 : La guerre civile du Liban éclate le 13 avril, sous la fenêtre même des Maalouf qui en subissent les premiers bouleversements. Amin, accompagné de sa femme Andrée et de son fils, ira se réfugier chez ses parents puis, dans un second temps, dans le village familial situé en montagne. Cette même année 1975 voit son deuxième fils naître et Amin commencer un tout premier roman.

16 juin 1976 : Moralement incapable de s’engager dans cette guerre, Amin descend au port de Jounieh et prend le premier bateau pour Chypre. De là, il s’envole pour la France et s’installe à Paris. Sa femme et ses trois enfants le rejoindront en septembre. Entre-temps, il se fait engager comme reporter et rédacteur en chef chez Jeune Afrique.

1979 : Maalouf occupe les fonctions de directeur du bureau parisien de An-Nahar, un journal libanais. Il y restera jusqu’en 1982. Dans le cadre de ses fonctions journalistiques, il se rend à Téhéran pour documenter la proclamation de la République islamique.

1980 : Le père d’Amin Maalouf décède. Sa mère viendra alors le rejoindre en France.

1981 : Amin Maalouf signe son premier contrat d’édition avec l’éditeur Jean-Claude Lattès.

1983 : Les croisades vues par les Arabes, premier essai historique de Maalouf, paraît chez Lattès. Il revient sur l’histoire des croisades, abordée selon une perspective arabe.

1985 : Au moment de la rédaction de son premier roman, Léon l’Africain, Amin Maalouf comprend alors que l’écriture sera désormais sa voie. Il quitte son poste au journal Jeune Afrique.

1986 : Amin Maalouf publie son premier roman, Léon l’Africain, inspiré du personnage du même nom et qui raconte la chute de Grenade d’un point de vue arabe. Il obtient un succès presque immédiat.

1988 : L’écrivain publie cette fois le roman Samarcande, récit construit autour de la figure historique d’Omar Khayyam, un poète perse qui vécut aux XIe et XIIe siècles.

1991 : Maalouf fait paraître Les jardins de lumière, qui évoque la figure du prophète Mani, à l’origine du manichéisme. Il achète une propriété à l’île d’Yeu, là où il se retire de longues périodes pour écrire.

1992 : L’auteur publie Le premier siècle après Béatrice, un roman d’anticipation qui aborde les conséquences désastreuses engendrées par des manipulations génétiques.

1993 : Amin Maalouf obtient le prestigieux prix Goncourt pour son roman Le rocher de Tanios, qui aborde la thématique de l’exil et qui revisite, de façon romancée, son Liban natal.

1994 : L’écrivain retourne au Liban après une longue période d’absence.

1996 : Les échelles du Levant paraît, roman qui relate l’histoire du jeune Ossyane, dont le destin est transformé par l’avènement de la Seconde Guerre mondiale et le conflit israélo-arabe.

1998 : Maalouf publie cette fois un essai intitulé Les identités meurtrières, qui interroge la conception d’une identité univoque et en questionne les effets potentiellement destructeurs. Il obtient le Prix européen de l’essai à Genève.

2000 : L’opéra L’amour de loin est créé au Festival de Salzbourg. Composé par Kaija Saariaho et mis en scène par Peter Sellars, Amin Maalouf en rédige le livret. Le spectacle reçoit d’excellentes critiques et voyage un peu partout. La même année paraît Le voyage de Baldassare, un roman relatant l’épopée d’un négociant en quête d’un livre mystérieux qui pourrait sauver les âmes menacées par l’imminence de la fin du monde.

2001 : Amin Maalouf reçoit un doctorat honoris causa de l’Université de Louvain. Lors d’un séjour au Liban, il met la main sur des documents familiaux qui lui insuffleront l’inspiration pour son prochain essai.

2003 : L’écrivain reçoit cette fois un doctorat honorifique de l’Université américaine de Beyrouth, puis le prix Nonino pour l’ensemble de son œuvre.

2004 : L’écrivain fait paraître Origines, un essai qui retrace les destins extraordinaires de son grand-père et de son grand-oncle. Il reçoit le prix Méditerranée pour cet ouvrage.

2006 : Fruit d’une nouvelle collaboration entre Amin Maalouf et la compositrice Kaija Saariaho, Adriana Mater est présenté à l’Opéra de la Bastille, puis La passion de Simone, oeuvre inspirée de la vie de Simon Weil, est créée à Vienne.