1941 : Julia Kristeva naît à Sliven, en Bulgarie. Quelques années plus tard, le pays est contraint de vivre sous le joug de fer du stalinisme.
1965 : Elle reçoit une bourse du gouvernement français et émigre en France afin d’y poursuivre sa thèse sur le Nouveau Roman.
1966 : Elle rencontre Philippe Sollers, qui deviendra son mari l’année suivante.
1968 : Dans la foulée des événements de Mai 68, Kristeva termine sa thèse et se joint au groupe Tel Quel, dont font partie Roland Barthes, Michel Foucault, Jacques Derrida et Philippe Sollers.
1969 : Julia Kristeva publie deux essais, Sèméiotikè, recherche pour une sémanalyse ainsi que Le langage, cet inconnu.
1974 : Kristeva voyage en Chine, accompagnée de Roland Barthes, Philippe Sollers, François Wahl et Marcelin Pleynet. Elle publie Des Chinoises ainsi que La révolution du langage poétique.
1975 : Le couple donne naissance à son premier enfant, David.
1977 : Kristeva publie Polylogue.
1979 : Après avoir suivi des séminaires auprès de Lacan, elle devient psychanalyste.
1980 : Elle publie Le pouvoir de l’horreur, essai sur l’abjection.
1985 : L’auteur publie cette fois Histoires d’amour.
1987 : C’est au tour de Soleil noir, dépression et mélancolie de paraître.
1988 : Étrangers à nous-mêmes est édité et lui vaut reconnaissance.
1990 : Julia Kristeva publie Les Samouraïs, son premier roman dont le titre fait clin d’œil aux Mandarins de Simone de Beauvoir.
1991 : Elle publie cette fois un roman autour des thèmes de la violence et de la brutalité, Le vieil homme et les loups.
1993 : Julia Kristeva enseigne la littérature à l’université Paris-VII et crée le Centre Roland Barthes. Cette même année, elle publie aussi Les nouvelles maladies de l’âme.
1994 : Le temps sensible, Proust et l’expérience littéraire paraît.
1996 : L’écrivain voit deux de ses titres publiés quasi simultanément. Possessions, un roman policier abordant la condition des femmes, ainsi que Sens et non-sens de la révolte, le premier de deux tomes constituant un essai sur la psychanalyse intitulé Pouvoirs et limites de la psychanalyse.
1997 : Kristeva reçoit la légion d’honneur et est nommée Chevalier des arts et des lettres.
1998 : Contre la dépression nationale, un livre d’entretiens avec Philippe Petit, paraît, de même que Le féminin et le sacré.
1999 : Julia Kristeva publie le premier volet d’un grand triptyque explorant trois figures importantes du XXe siècle intitulé Le génie féminin. Le premier tome est consacré à la philosophe Hannah Arendt, le deuxième à la psychanalyste Mélanie Klein, et le troisième, à Colette, la romancière.
2003 : À la demande du président Jacques Chirac, Kristeva copréside le Conseil national handicap : sensibiliser, former et informer, qui vise une meilleure intégration des personnes handicapées.
2004 : Kristeva publie Meurtre à Byzance. Elle reçoit aussi le tout premier Prix Holberg, décerné par le gouvernement norvégien dans le but de récompenser des travaux en sciences humaines dans des domaines non couverts par le Prix Nobel.
2005 : Elle publie le troisième tome de sa série d’essais Pouvoirs et limites de la psychanalyse, qui s’intitule La haine et le pardon.