Comédienne chevronnée, Carole Laure est passée derrière la caméra depuis quelques années et a réalisé trois films, dont le plus récent, La capture.
Carole Laure s’intéresse depuis longtemps au concept de résilience sur lequel travaille Boris Cyrulnik. D’ailleurs, elle confiait à Stéphan Bureau : « Je suis une résiliente, c’est sûr. Quand tu n’as pas connu ni ton père ni ta mère - ma mère est morte à ma naissance - qu’est-ce que tu veux ? Je n’ai pas une seule photo dans les bras de ma mère. C’est des blessures, des frustrations que tu gardes jusqu’à la mort. C’est une frustration profonde, mais ça te fait bouger, ça te fait avancer. »
En plus d’avoir marqué la cinématographie québécoise par ses performances à l’écran, Carole Laure a aussi enregistré plusieurs disques et pratiqué la danse.
Carole Laure s’exprime avec passion sur un sujet qui la touche profondément : le cinéma.
Au cours de sa prolifique carrière, Carole Laure a occupé une place de choix sur nos écrans. Au Québec seulement, elle a joué dans plus de 30 films.
L’équipe de tournage règle les derniers détails avant que l’interview ne débute. On voit ici Stéphan Bureau et Carole Laure, en compagnie de Lewis Furey, son conjoint et collaborateur.
Carole Laure se prépare à apposer sa signature sous l’oeil attentif de la caméra.
À ses débuts, la quête d’identité de Carole Laure trouvait à s’exprimer par la séduction. À ce sujet, elle confie à Stéphan Bureau : « [...] j’avais tellement besoin d’être aimée que j’étais dans la séduction totale. Je voulais être parfaite, je voulais être belle. Je recherchais de l’amour. Et l’amour et l’identité passaient par l’écran. Je voulais être aimée totalement, je me construisais une identité. »
Carole Laure aime explorer des univers qui transcendent le seul réalisme. Elle ajoute : « J’ai toujours été attirée par des choses qui étaient complexes. Mélanger de l’onirisme avec de la réalité. Je n’aimais jamais les choses explicatives, vraiment très explicatives. Je ne crois pas à ça, ce n’est pas un cinéma qui m’intéresse. »
C’est dans La mort d’un bûcheron, film réalisé par Gilles Carle, que Carole Laure tient son premier grand rôle. La complicité qu’elle a eu avec le réalisateur et leur fructueuse collaboration furent déterminantes pour la suite. « Gilles Carle, c’est mon université. C’est quelqu’un qui m’a tout appris, mais tout appris. Il m’a donné, il m’a injecté une passion totale pour le cinéma. Il était tellement fascinant, il m’a tellement appris [...] lui, c’était un pédagogue, c’était un homme qui essayait de tout me montrer. »