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Daniel Pennac

Daniel Pennac - L’auteur des Malaussène

L’auteur des Malaussène

Daniel Pennac revient sur l’énorme succès obtenu par la saga des Malaussène. « Quand vous écrivez un roman, vous êtes un demi-
autiste. Vous êtes derrière votre machine, et... et ensuite il se trouve que le bouquin mène sa vie, rencontre plein de lecteurs, c’est miraculeux, c’est de l’ordre du miracle. [...] Moi, j’ai toujours considéré que les Malaussène aient eu tant de succès, c’est à peu près comme si j’avais gagné à la loterie nationale. Il y a une part de hasard. »

Daniel Pennac - Difficile apprentissage

Difficile apprentissage

L’écrivain revient sur ses souvenirs de jeunesse et nous relate les difficultés d’apprentissage qui furent les siennes. « [...] j’avais mis un an à apprendre la lettre “A”. Et mon père disait : “Bah, il n’y a pas de soucis à se faire, dans 26 ans, il possédera parfaitement son alphabet.” Et puis après, je passe le bac plusieurs fois, mon père me disait : “T’inquiète pas, même pour le bac on finit par acquérir des automatismes.” Et puis ensuite, j’ai eu une licence de lettres et une maîtrise en 1968, et il me dit : “Dis donc il t’aura fallu une révolution pour la licence, doit-on craindre une guerre mondiale pour l’agrégation ?” Voilà. C’était ça. »

Daniel Pennac - Sauver le Zèbre

Sauver le Zèbre

Daniel Pennac raconte comment la parution de Monsieur Malaussène a contribué à sauver le Zèbre, théâtre qui était menacé de fermeture en raison de la spéculation immobilière qui sévissait alors dans Belleville « [...] avant, il y avait énormément de cinémas, il y en avait six ou sept, et tous ont disparu les uns après les autres. Celui-ci était le dernier. Et donc là, il est devenu ce lieu de spectacle magnifique. »

Daniel Pennac - En bonne compagnie

En bonne compagnie

Daniel Pennac, en compagnie de son bon ami, Tonino Benacquista, lui-même écrivain et scénariste. Ce dernier, un de ses premiers lecteurs, aura d’ailleurs cette phrase pleine d’humour à propos de la première impression : « La première impression est toujours la bonne parce qu’on a eu plus de temps pour s’y préparer que la seconde. »

Daniel Pennac - L’amour est une fiction...

L’amour est une fiction...

Daniel Pennac révèle ici sa conception de l’amour, qu’il croit tributaire d’un récit fondateur qu’en ferait les amoureux eux-mêmes. Il l’exprime ainsi : « Un amour, par exemple, un amour vécu, votre dernier amour, mon amour, nos amours ne sont que des histoires d’amour et ne tiennent, ne durent, ne s’enrichissent, ne s’entretiennent que par quelque chose qui est de l’ordre du récit. »

Daniel Pennac - Le besoin de commémorer

Le besoin de commémorer

L’écrivain relie le besoin de commémorer à la finitude propre à chaque être humain. Nous voulons nous souvenir : « Parce que nous allons mourir. Parce que le temps passe. Et que le temps passant, nous commémorons, mais nous commémorons la minute précédente, nous commémorons le jour précédent. Et ça, je crois que c’est parce que, ontologiquement, nous nous savons destinés à la fin des fins, où là il n’y aura plus de commémoration possible, venant de nous, en tout cas. »

Daniel Pennac - Le bonheur de n’être pas

Le bonheur de n’être pas

Daniel Pennac confie cette réflexion pour le moins inusitée à Stéphan Bureau au moment de l’interview : « Une des grandes joies de ma vie aura été de ne pas faire... de ne pas jogger. Une des grandes joies de ma vie aura été de n’avoir jamais acheté une voiture neuve, par exemple. Je ne sais pas pourquoi, c’est idiot. Ce sont des petits bonheurs négatifs qui constituent des petits bonheurs par soustraction, qui constituent un des éléments du bonheur d’être. »

Daniel Pennac - Éviter de devenir sa propre image

Éviter de devenir sa propre image

Malgré l’énorme succès de ses oeuvres et une présence fortement médiatisée, Daniel Pennac affirme qu’il faut éviter : « de se prendre au sérieux - qui est le risque de prendre des poses de trois quarts face à la postérité -, et le risque de croire par exemple en son image, cette espèce de fantôme contemporain [...]. Alors sous prétexte que vous avez eu une production publique, soit dans le domaine artistique, soit dans le domaine politique, vous seriez à vie prisonnier de votre image. Mais pour moi, cette image-là n’a jamais eu la moindre existence, jamais. »

Daniel Pennac - Comme un roman

Comme un roman

Dans son essai intitulé Comme un roman, Pennac révèle à quel point le plaisir ludique est important dans l’acte de lecture, lui qui ne souhaitait surtout pas que son bouquin devienne un outil pédagogique : « Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe “aimer”... le verbe “rêver”... On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : “Aime-moi ! ” “Rêve !” “Lis !” “Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t’ordonne de
lire !” ».

Daniel Pennac - L’importance du regard

L’importance du regard

Daniel Pennac, qui avoue avoir été lui-même un cancre lorsqu’il était petit, confie à Stéphan Bureau combien est structurant le regard des autres. « On ne peut pas se construire sans le regard de l’autre, sans le regard tant soit peu admiratif de l’autre, ou affectueux de l’autre. Or, le cancre, il est entre deux regards d’adultes, il passe son temps à faire l’aller-retour entre le regard du professeur vis-à-vis duquel il est un échec [...] Ensuite de quoi il rentre dans sa famille, et là, il est devant le regard inquiet des parents qui se disent : “Mais que va-t-il devenir plus tard, que va-t-il faire plus tard ?” »