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Robert Lepage

Robert Lepage - Le bonheur hors des sentiers battus

Le bonheur hors des sentiers battus

Sur le belvédère de la Citadelle, Robert Lepage se confie à Stephan Bureau quant à la paradoxale quête du bonheur.
« Comme je dis toujours, la pire chose qui [puisse] nous arriver, c’est que nos rêves se réalisent. Il n’y a rien de plus banal, de plus sécuritaire et de plus sans intérêt qu’on trouve ce qu’on cherche. [...Il] faut chercher une chose mais trouver autre chose. Ça, c’est intéressant, ça, c’est une vraie démarche, moi je trouve, une vraie quête. »

Robert Lepage - Une approche multidisciplinaire

Une approche multidisciplinaire

Au coeur du lieu de création multidisciplinaire qu’est la Caserne Dalhousie, Robert Lepage revient sur ses années de formation au Conservatoire. À l’époque, on le qualifiait de touche-à-tout. « J’étais en première année, plutôt que d’apprendre mes textes ou [...] plutôt que de m’occuper de l’interprétation à cent pour cent, je trouvais le temps d’aller travailler avec les troisième année, de faire le son, faire l’éclairage, [...] il y avait des metteurs en scène invités qui venaient faire des mises en scène à Québec, alors, j’allais voir ça, je m’intéressais à tout. Je m’intéressais à la scénographie, je peignais des décors, j’aidais à faire la patine des décors, à fabriquer des accessoires. »

Robert Lepage - Processus de création

Processus de création

De son bureau à Ex Machina, l’homme de théâtre commente sa façon de travailler. « Je pense qu’on arrive toujours de façon assez naïve, les affaires nous surprennent quand on est en création. Et on ne sait pas comment les choses sont arrivées exactement, mais il y a une chose qui s’impose. En répétition, ça arrive fréquemment. Bon, puis ensuite, faut essayer de décoder c’est quoi l’alchimie de ça. »

Robert Lepage - Une énergie quasi infinie

Une énergie quasi infinie

Robert Lepage possède une impressionnante énergie et une capacité de travail hors du commun. Son horaire extrêmement chargé ainsi le nombre de projets sur lesquels il œuvre simultanément en font foi. Réfléchissant sur la question, il précise : « Je me nourris moi-même de mon travail et je m’enthousiasme et je m’intéresse et je me passionne pour mon travail. Donc, ce n’est pas une énergie qui s’en va dans l’infini, ça rebondit, ça rejaillit et ça m’éclabousse constamment. »

Robert Lepage - La face cachée de Robert Lepage

La face cachée de Robert Lepage

Robert Lepage est un artiste multidisciplinaire qui, dans ses spectacles solo, occupe tout à la fois les fonctions de concepteur, de metteur en scène et d’acteur. Ici, on le voit dans une scène de La face cachée de la lune, pièce d’inspiration autobiographique d’abord montée à Québec en 2000, puis reprise au cinéma, en 2003, par un Lepage devenu cette fois réalisateur.

Robert Lepage - La géométrie des miracles

La géométrie des miracles

La géométrie des miracles, présentée pour la première fois en 1998, s’inspire de la vie de l’architecte Frank Lloyd Wright, tout comme elle aborde le geste créateur, l’émulation et le rôle du gourou par l’entremise de la figure du philosophe russe Gurdjieff. À propos de cette pièce de théâtre, Robert Lepage mentionne qu’elle s’apparente à une œuvre chorégraphique.

Robert Lepage - Le projet Andersen

Le projet Andersen

Le plus récent spectacle de Robert Lepage s’intitule Le projet Andersen et sera joué à Montréal au printemps 2006. Il a d’abord été créé dans le cadre des festivités entourant le bicentenaire de la naissance de l’écrivain danois Hans Christian Andersen (1805-1875).

Robert Lepage - Les aiguilles et l’opium

Les aiguilles et l’opium

Les aiguilles et l’opium est un spectacle solo de Robert Lepage créé autour de la figure de Jean Cocteau (1889-1963) et abordant la thématique de la drogue. Jouée par un Lepage qui dut perdre du poids afin de réussir à soutenir ce rôle hautement acrobatique et de bien rendre l’impression d’envol recherchée, la pièce fut par la suite défendue par Marc Labrèche, que l’on reconnaît ici sur la photo.

Robert Lepage - Centre névralgique de la création

Centre névralgique de la création

La Caserne Dalhousie est le centre névralgique des activités d’Ex Machina. « La plupart des projets commencent ici. Bon, il y a différentes étapes, évidemment. C’est arrivé qu’on ait passé la salle à d’autres gens pour faire leurs projets, tout ça, quand on n’a pas nos projets à nous, mais la plupart du temps, c’est un endroit qui est très occupé, on fait tout ici, on tourne des films, on fait de la vidéo, on répète des spectacles de théâtre, on fait des prototypes de décors d’opéra, tous les projets sur lesquels, en fait, on a une mainmise sur la production, que ce soit une coproduction ou pas, c’est ici que ça se passe. »

Robert Lepage - L’universel est dans le local

L’universel est dans le local

Sur le belvédère de la Citadelle, Robert Lepage réfléchit au désir d’universalité. « C’est très important d’être en contact avec ses racines, je veux dire. C’est drôle, aujourd’hui, parce que les gens s’imaginent que [pour] faire un théâtre ou un travail dit international ou universel, qu’il faut absolument faire des choses qui s’inspirent de l’international ou de l’universel. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, l’universel, il est dans le local. »

Robert Lepage - Vivre à Québec

Vivre à Québec

Robert Lepage explique les raisons qui l’ont poussé à s’établir dans la ville de Québec, pour y vivre et y travailler. « Bien, c’est sûr que c’est une ville où le niveau de vie est très élevé, où on vit très bien, où on manque pas nécessairement des avantages ou des choses qu’on peut trouver dans les grandes villes ou des villes comme Montréal, mais c’est une ville plus tranquille, une ville beaucoup plus facile si on veut se concentrer, se « focusser » sur les choses. On est moins sollicité évidemment par les médias parce qu’il y a moins de médias, on est moins sollicité même visuellement, on est moins sollicité par les choses. »

Robert Lepage - Esprit critique

Esprit critique

Sourire en coin, Robert Lepage commente, en faisant un petit détour par l’humour, la propension des Québécois à la critique.
« [...] Que ce soit l’humour méchant, l’humour politique, l’humour noir, peu importe le fond de l’humour, [...] on critique les choses. Or, c’est bien [de] critiquer les choses, mais aussi, il faut faire des choses, il faut se compromettre, faut se mouiller, faut prendre des risques de se faire critiquer, mais faut prendre des risques. Et ça, on est moins spécialiste de ça. »

Robert Lepage - Le Château Frontenac

Le Château Frontenac

L’homme de théâtre entretient un lien particulier avec le Château Frontenac, qui revient comme un motif dans quelques-unes de ces œuvres. Se rappelant son enfance, il affirme que : « Le Château Frontenac me faisait peur autant que je le trouvais beau. Alors, c’était à la fois le château de Walt Disney puis le château de la sorcière, là, je veux dire, c’était un style qui évoque un peu Prague dans les années un peu plus noires. [...] Quand on cherchait un décor qui évoquait le mystère ou l’étrangeté, souvent, on venait ici, on venait tourner ça à Québec. »

Robert Lepage - Fascination japonaise

Fascination japonaise

Robert Lepage connaît bien le Japon. Il y est allé plusieurs fois et parle la langue. « C’est un pays beaucoup plus permissif qu’on ne le croit, quand on commence à décoder un peu comment les gens vivent là-bas, tout ça. On met pêle-mêle des choses, mais ça donne toujours des choses avec un sens de l’esthétique, un équilibre toujours extraordinaire, mais on emprunte à tout, c’est un pays qui emprunte beaucoup. Alors, j’étais vraiment le bienvenu là. »

Robert Lepage - L’effet zen

L’effet zen

Robert Lepage possède un jardin zen miniature dans son bureau d’Ex Machina. Se souvenant de l’expérience ressentie dans un de ces jardins japonais, il évoque l’équilibre qui en émane : « On s’assoit et on est dans une autre énergie, on oublie la notion du temps, on est apaisé par de la roche, de la gravelle dans laquelle on a passé un râteau. »

Robert Lepage - Le buste d’Andersen

Le buste d’Andersen

Le buste de Hans Christian Andersen (1805-1875) trône non loin de la fenêtre du bureau de Robert Lepage. Ce dernier a d’ailleurs monté un spectacle inspiré tout à la fois de la vie et de certaines oeuvres de l’écrivain danois intitulé Le projet Andersen.

Robert Lepage - Le pouvoir de l’image

Le pouvoir de l’image

Robert Lepage est reconnu pour la force des images qui se dégagent de ses mises en scène. Dans Les Sept branches de la rivière Ota, et dans plusieurs autres créations d’ailleurs, il repousse toujours plus loin les limites de la représentation. Inspirée par le tragique bombardement d’Hiroshima, en août 1945, cette pièce de Lepage, une des plus célèbres, a connu diverses transformations au fil des ans et a aussi servi de point de départ au film .

Robert Lepage - Vinci

Vinci

Metteur en scène inspiré, Robert Lepage est aussi comédien. On le voit ici transformé en Mona Lisa, personnage tiré de sa pièce Vinci, créée en 1986 au Théâtre de Quat’Sous. Nourrie par la légendaire figure de Léonard de Vinci, la pièce fait elle-même écho à l’ingéniosité de ce grand génie de la Renaissance.

Robert Lepage - Fondements esthétiques

Fondements esthétiques

Robert Lepage, lors d’une répétition de La trilogie des dragons. Cette création : « [...] a été un petit peu une œuvre maîtresse pour nous, parce que ç’a été quand même une œuvre, non seulement qui nous a ouvert les portes de la diffusion internationale et qui a fait reconnaître notre travail un peu partout dans le monde, mais aussi c’est là que tout notre langage théâtral s’est développé aussi, c’est-à-dire que les codes, la façon d’écrire, la façon de raconter, l’utilisation de différentes langues, des différents codes [...] à la fin, ça donnait un spectacle de six heures, et c’est un six heures qui contient vraiment tout notre vocabulaire. »

Robert Lepage - De la nécessité de la poésie

De la nécessité de la poésie

Lors de l’interview accordée à Stéphan Bureau, Robert Lepage affirmait : « [...] les gens ont le choix de vivre une vie avec ou sans poésie. La vie avec la poésie est beaucoup plus endurable, je pense, et beaucoup plus stimulante [...]. » Rien d’étonnant, alors, de constater à quel point son œuvre en est remplie, comme en fait foi cette photographie tirée de Vinci.