« C’est sûr que comme réalisatrice, j’ai plus le trac dans la mesure où c’est complet, quoi. C’est ce que j’ai voulu dire, faire, c’est un peu mon œuvre, mais je me sens plus vulnérable, plus exposée, je me révèle forcément beaucoup. On se révèle quand on écrit un scénario, n’importe quelle écriture, un livre, un scénario, un article. Non, c’est sûr que ce n’est pas pareil. Actrice, tu es dans un rôle, tu es protégée. J’avais le trac aussi, mais à mesure que je tournais, j’avais de moins en moins le trac. »
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« C’était quand même extraordinaire pour moi de réussir à faire ce que j’aime et faire beaucoup de films et ne pas être obligée de faire plein de pub ou plein de ceci ou plein d’autres choses. J’en ai fait un peu, mais je n’étais pas obligée, je pouvais gagner ma vie comme actrice. Ça, c’est rare, au cinéma. Aujourd’hui, je regarde les actrices d’ici, les filles que je trouve vraiment bien, elles font beaucoup de choses, elles font de la télé, elles font du théâtre, elles font du cinéma. »
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« La technique, ça m’intéresse. Quand je fais un film aujourd’hui, j’adore voir travailler tout le monde, j’aime chaque poste. J’aime la fabrication, aussi, d’un film. »
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« Quand t’as pris beaucoup, beaucoup d’expérience, tu te dis : “O.K., là, je me lance et j’écris mon premier film.” Quand t’écris, c’est toi, tu te révèles, transposé bien sûr, ce n’est pas ta vie, mais c’est transposé. Mais tu te révèles. Qui que ce soit qui écrit un bouquin se révèle beaucoup. Et ça, ça m’intéresse beaucoup plus que de parler de moi. »
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« Quand on écrit, on parle de soi. C’est ma vision. »
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« Je fais de la fiction. Je ne veux pas être confinée à faire uniquement de l’hyper réalisme, non. Tout m’influence. Tout ce que je vois autour de moi, quand j’écris ce que je suis, mes rêves, je rentre dans le mental et je revendique le droit d’écrire vraiment pour le cinéma de la fiction. C’est ça que j’aime. Et la fiction, le cinéma, pour moi, c’est fait à la différence de la télé, par exemple. »
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« Tu ne peux pas exister dans tant de rôles sans être une bonne actrice. Je ne pense pas. »
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« Tu ne peux pas tenir la route si tu n’es pas une actrice, premièrement, tu ne peux pas tenir la route juste par du nu. »
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« Je le vois, moi, quand je passe des auditions avec des jeunes acteurs. Tu l’as ou tu ne l’as pas. T’apprends vite à bouger devant une caméra. Moi, j’ai l’habitude des caméras, ça ne me gênait pas, je comprenais la technique. »
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« N’importe qui qui traverse un premier rôle au cinéma avec un bon metteur en scène apprend tout de suite. »
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« Les propositions de films que j’avais des États-Unis, c’était toujours la belle étrangère, c’était jamais des rôles avec du corps. »
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« Le vidéoclip, c’est un moyen de diffusion, mais grave ! Le cinéma, c’est beaucoup plus petit comme diffusion. »
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« Maintenant, je n’ai plus envie de jouer dans mes films. »
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« Tu peux faire des films avec des petits moyens et des grands moyens. Moi, j’aime mieux un peu plus “fait avec du vrai”, en film. J’aime mieux la qualité, encore que maintenant, [avec le numérique], ça s’en vient très bien. »
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« La difficulté, comme cinéaste, c’est de convaincre, de ne pas faire de concessions, d’avoir une grande liberté d’expression parce que c’est le cinéma que je veux faire, et j’estime que c’est ça que je dois faire, donc, comment arriver à convaincre les gens d’investir dans tes sujets, dans ton affaire ? »
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« Même ceux qui ont des succès fous, c’est difficile de repartir un autre projet, c’est compliqué d’assembler l’argent parce que [ce sont] les chaînes de télévision qui sont investisseurs en Europe. Ici aussi, ça te prend un diffuseur-télévision. Et ça, [ce sont] des autoroutes où ça doit passer à tout le monde. »
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« Il n’y a pas un cinéaste et un producteur à qui je parle pour qui ce n’est pas compliqué. C’est toujours compliqué à réussir. Mais moi, je n’étais pas gourmande, j’étais dans la création et je voulais que l’argent soit à l’écran. Je ne suis pas partie avec des projets qui coûtent des fortunes en film d’époque. Déjà, si tu touches à l’époque, c’est cher. Donc, j’ai réussi, mais avec beaucoup d’énergie. Et quand j’avais une porte fermée, je disais : “Je vais le faire quand même.” »
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« J’aurais le goût, aussi, de faire un film qui part d’un roman que j’aimerais, parce que je ne vais pas faire uniquement mes écritures non plus. »
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« Un film, c’est bien beau d’arriver à le faire, mais ton plus grand rêve, c’est qu’il soit vu. »
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« J’ai été très, très, très gâtée par la presse, mais très gâtée. J’ai été très choyée par la critique, en tant qu’actrice et en tant que chanteuse. La presse a été positive à 90 % je dirais. »
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« Tu ne peux pas faire du cinéma où t’auras la critique à l’unanimité. C’est rare. Je n’aimerais pas avoir un film qui ferait l’unanimité non plus. »
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« Jamais je ne ferais un film d’exploitation. Comme je n’avais pas l’impression, quand j’étais actrice, que je faisais des films de “sexploitation” avec Gilles Carle. »
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« C’est sûr que je n’écris pas des comédies, ça, je ne sais pas faire. Comme je ne vais pas voir des one man shows comiques, je n’aime pas ça. J’aime aller voir des films romantiques. J’aimerais, un jour, faire un film moins noir, peut-être que ça sera mon prochain. Mon prochain sera peut être très romantique, je n’ai jamais fait une histoire d’amour et, moi, j’ai vécu une grande histoire d’amour. Donc, peut-être que je ferai une histoire d’amour puis je serais peut-être très bonne. Mais, en même temps, les histoires d’amour au cinéma, les plus belles... sont les histoires d’amour impossibles. Donc, ça ne sera pas mon histoire. »
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« Je voulais atteindre le public. Mais atteindre le public avec ce que tu aimes sans faire de con¬cessions, c’est difficile, c’est convaincre les compagnies de disques, c’est convaincre les producteurs de spectacles. La même chose au cinéma. Et ça, ça me plaisait, moi, de me bagarrer pour arriver à faire les choses, me débattre puis à arriver à mes fins. Il y a toujours moyen d’arriver à faire l’artistique qui t’intéresse. »
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« Que tu sois sur scène, au cinéma ou dans la musique, dans n’importe quoi, tu veux séduire le public, tu veux séduire dans le sens [de] l’atteindre. Donc, tu développes des mécanismes de séduction très grands. »
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« J’ai toujours été attirée par des choses qui étaient complexes. Mélanger de l’onirisme avec de la réalité. Je n’aimais jamais les choses explicatives, vraiment très explicatives. Je ne crois pas à ça, ce n’est pas un cinéma qui m’intéresse. »
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« Ne va pas penser qu’on fait de la création en se regardant dans les yeux et en disant : “Je t’aime mon amour !” On s’engueule comme tout le monde bien des fois. »
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« Vous pouvez poser la question à mon conjoint, je ne crois pas que j’étais paresseuse à l’idée de répéter, répéter, répéter et répéter et préparer. »
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« Moi, je n’ai jamais eu peur sur scène, j’adorais ça. Ça te laisse place à de l’impro aussi. Si c’est préparé, tu peux te libérer dans ça. »
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« Faire des choses travaillées, c’est plus intéressant que de faire de la facilité. »
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« Je prends plus de plaisir pour l’instant à écrire et à réaliser. Mais comme réaliser et écrire, c’est long, je peux bien glisser un film, oui, mais il faut que les rôles me tentent vraiment. Je suis très tentée par la jeune génération ici. Je pourrais jouer pour beaucoup de jeunes réalisateurs parce qu’il y a du talent au Québec. »
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« Je trouve ça triste, un cinéma qui ne voyage pas, qui reste sur place. Ici, on a une cinématographie aussi faite de gros succès commerciaux qui restent au Québec, qui ne sortent pas. Et ça, c’est triste. Il ne faut pas faire que ça. C’est fait pour voyager, un film. J’aime que ça s’exporte, le cinéma, il faut que ça sorte parce que c’est notre force. »
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« Ce que j’ai toujours déploré, par contre, c’est que c’était tellement absurde, tout ce qui se fait au Québec n’est pas vu au Canada anglais. »
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« L’écriture d’un film se termine au montage. »
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« Tu ne peux pas devenir cinéaste et ne pas t’intéresser à chacune des étapes. Le cinéma, c’est l’écriture, le tournage et le montage, puis ensuite la mise en marché. Si tu veux en faire, il faut que tu comprennes chaque étape. »
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« Les acteurs intelligents, ils te donnent plus que ce que t’as écrit, ils habitent le rôle, c’est extraordinaire ! »
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« J’adore les acteurs physiques, qui ne sont pas juste dans le texte et dans l’intellect. »
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« J’aime les acteurs séduisants, j’aime choisir des gens très séduisants, ça me donne du désir de les filmer, j’ai envie de les filmer. »
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« Les comédiens, on est là pour communiquer un art. »
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« Qui que ce soit qui est dans la communication est aussi dans la séduction, dans la séduction de faire passer ou des informations ou de l’art. »
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« Tu fais du travail de préproduction avant, puis tu expliques aux gens ce que tu veux faire, puis là, ils rentrent dans ton univers, puis ils comprennent, ils te voient aller. Mais, par contre, ils savent très bien que je connais la technique et que je sais les employer, et je sais les remercier, et je sais les utiliser. Je sais utiliser les gens dans le bon sens du terme. Tu ne peux pas faire un film tout seul, tu ne peux pas. »
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« J’ai envie que les gens aiment mes films. J’ai envie que ça touche les gens, que ça leur fasse du bien quelque part, que ça les fasse réfléchir aussi. »
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« Quand c’est fini, non. Je ne les regrette pas, mes trois films, non, non, non, je ne les regrette pas du tout. »
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« J’ai des moyens réduits, je ne suis pas encore avec des gros budgets. Je ne dis pas que je veux nécessairement des gros budgets, mais je suis dans une échelle de films d’auteur. Mais j’ai plus de liberté aussi. Je pense que si je faisais aujourd’hui un film à 25 millions de dollars, j’aurais beaucoup moins de liberté. »
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« La plus grande joie, ce serait que, avec ce genre de film, j’arrive à être vue partout, partout et beaucoup. Un succès public grand avec un film d’auteur, j’aimerais ça. »
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« La musique, le mouvement, le langage corporel font partie de mon écriture. »
« Dans la jeune vingtaine, de 18 à 25 ans disons, j’étais extrêmement sombre. J’avais des problèmes d’identité, j’avais de graves problèmes de recherche de ceci, de cela, je me construisais encore, si vous voulez. »
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« Au début de ma carrière d’actrice, j’avais tellement besoin d’être aimée que j’étais dans la séduction totale. Je voulais être parfaite, je voulais être belle. Je recherchais de l’amour. Et l’amour et l’identité passaient par l’écran. Je voulais être aimée totalement, je me construisais une identité. »
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« Gilles Carle, c’est mon université. C’est quelqu’un qui m’a tout appris, mais tout appris. Il m’a donné, il m’a injecté une passion totale pour le cinéma. Il était tellement fascinant, il m’a tellement appris que je buvais ses paroles, j’allais sur les tables de montage, c’est là que j’ai appris mon métier de réalisatrice. J’allais sur les tables de montage et je me voyais à l’écran, mais je voyais tout le film. Je participais, il me faisait toujours participer à l’écriture. On en a fait beaucoup ensemble. Mais lui, c’était un pédagogue, c’était un homme qui essayait de tout me montrer. »
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« T’as toujours au moins une ou deux rencontres majeures dans ta vie. Je considère que Gilles, c’est une rencontre majeure. »
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« Avec Gilles Carle, j’ai rencontré tout un monde plus vieux que moi. Mais j’étais habituée à ça parce que ma famille adoptive, mes frères et sœurs étaient beaucoup plus âgés que moi. J’ai été élevée par une sorte de grand-mère, la mère des six enfants. Quand ses enfants ont été adultes, ils m’ont adoptée comme bébé naissant. Donc, j’étais habituée d’être toujours avec des gens plus vieux. »
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« Je ne veux pas vous raconter ma vie, mais c’est sûr que c’est une origine sombre, avec beaucoup de mystères. Il y avait beaucoup, beaucoup de mystères qui entouraient d’où je venais, beaucoup de non-dit. Je ne pouvais pas fouiller facilement. »
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« Je pense que ce qui m’a construit le mieux, c’est d’avoir vécu un très grand amour et d’avoir une famille à moi. »
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« Je ne suis pas du tout fascinée par la promotion. Mais je fais très bien mon service après-vente, parce que je sais que ça fait partie du métier. »
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« J’avais trois sœurs : une infirmière, une couturière et une cuisinière. Donc, j’avais trois fées au-dessus de la tête. On ne m’a pas acheté de vêtements avant l’âge de 18 ans. J’avais tout fait à la main, je choisissais les tissus, on me coupait les robes, ils me brodaient les robes d’enfant. Ma vieille mère adoptive me faisait des bas tricotés main. »
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« Ma sœur qui était infirmière ne s’est pas mariée tant que j’étais jeune. Elle m’a élevée. Je l’appelle ma “sœur-mère’’ parce que c’est ma sœur adoptive, mais c’est l’image de ma mère, c’est elle qui a joué le rôle de la mère. Cette femme, aujourd’hui encore, c’est probablement la femme que j’admire le plus dans tous les gens que j’ai rencontrés. Elle était ouverte, elle lisait énormément. Ça, ç’a été ma planche de salut aussi. »
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« J’aime les films d’auteur qui ont une part de réflexion. »
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« Je n’aime pas les gens qui cultivent leurs malheurs. Tout le monde se construit, puis on peut se construire très forte à partir de malheurs aussi, à partir de souffrances. Les souffrances, je pense que, pour qui que ce soit, ça peut servir. »
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« Je suis une résiliente, c’est sûr. Quand tu n’as pas connu ni ton père ni ta mère - ma mère est morte à ma naissance - qu’est-ce que tu veux ? Je n’ai pas une seule photo dans les bras de ma mère. C’est des blessures, des frustrations que tu gardes jusqu’à la mort. C’est une frustration profonde, mais ça te fait bouger, ça te fait avancer. »
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« À 20 ans, on ne se trouve pas beau, on veut tous se faire refaire le nez, ceci ou cela, même si on est parfait. »
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« Si tu veux me connaître à fond, tu regardes mes trois films. »
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« Mes films, c’est ma vie, c’est ce que je pense, c’est comment je vois les choses, c’est évident, c’est mes influences, c’est mes rêves, c’est ma poésie aussi. »
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« J’aime mieux me faire connaître à travers ça que de te raconter ma vie dans les détails. »
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« Je suis une hyper active, ça, c’est sûr. Je me définis comme ça parce que tout le monde me dit : “Heille, t’es fatigante, calme-toi un peu, là. Calme-toi. Arrête, là ! On peux-tu se reposer ? On peux-tu prendre un break ?” »
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« Je suis très amoureuse de projets, je suis amoureuse de connaître les gens, j’adore rencontrer plein de gens, j’adore faire des rencontres. »
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« Je suis curieuse, je suis quelqu’un qui aime la vie. »
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« On a un métier public, mais dans mes choses très personnelles, personne ne va rentrer dans mon jardin secret. »
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« J’ai été vraiment plus calme, plus heureuse à partir du moment où j’ai eu ma famille avec mes enfants. »
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« La seule chose qui m’importait, moi, dans mon physique, c’est que c’était la seule chose que je savais de mes parents. C’est tout. »
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« Le talent et l’intellect. C’est ça qui me fascinait. Rien d’autre ne me fascinait. J’aurais pu rencontrer des millionnaires, faire ci, faire ça. C’est le talent qui m’a séduite. »
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« Le bagage de la musique country m’a habitée dans mon enfance. »
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« La vie artistique, elle n’existerait pas si je n’avais pas toutes mes amies, les relations qu’on a avec des amis, notre vie à nous, amoureuse aussi, et les enfants, et la famille. »
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« Montréal, c’est mon point principal, c’est là où je vis. La campagne, c’est sûr que je ne peux pas ne pas passer certains Noëls et tous mes étés là. Et j’ai un pied-à-terre à Paris parce que je travaille beaucoup sur les deux pays en coproduction. »
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« Je n’ai jamais quitté le Québec. Je ne quitterai jamais le Québec. Je suis québécoise et je ne me sens française d’aucune manière. »
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« J’ai besoin des quatre saisons fortes aussi. J’ai besoin de marcher dans la neige. »
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« Dans mon cas, moi, c’est un long cheminement. Je suis une femme de cinéma. J’ai eu des parenthèses de musique, mais j’ai commencé dans le cinéma. En réalisation, je me sens tout à fait à ma place. Et ce sont toutes les expériences que j’ai faites en tant qu’actrice aussi qui m’ont nourrie. »
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« Je suis quelqu’un qui adore la collaboration. »
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« La musique, c’est quelque chose qui a toujours fait partie de ma vie, j’ai toujours écouté énormément de musique. J’ai des tas d’albums, j’achetais beaucoup de musique, j’en écoutais tout le temps. »
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« Quand j’étais dans des périodes difficiles, dans ma vie, difficiles par des souffrances comme tout le monde en vit un moment ou l’autre, je m’enfermais dans ma chambre à coucher et je mettais la musique à fond la caisse, je dansais comme une malade jusqu’à ce que je tombe par terre. Personne ne me voyait, heureusement ! »
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« Je trouve que le mouvement, la danse et la musique, c’est thérapeutique. Ça fait du bien, ça touche à l’âme. »
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« Je n’aurais pas eu le courage d’être une danseuse parce que je trouve que c’est extrêmement difficile de faire de la danse. De la danse, professionnellement, c’est un métier très ingrat, très sous-payé déjà, je trouve, par rapport à un autre art. Une jeune qui commence au cinéma, elle est très bien payée, mais une jeune qui est en danse, ce n’est pas bien. »
« Le besoin d’amour, avec l’âge, je pense que cette quête-là, elle dure, mais elle diminue. Tu rencontres quelqu’un, tu comptes sur lui, tu prends de la force. »
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« Lewis Furey, ç’a été un vrai coup de foudre artistique et humain. J’étais envoûtée par son talent, envoûtée par sa beauté, envoûtée par son élégance mentale. »
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« Ça a duré un an et demi avant que ça se passe. Un an et demi de séduction, de construction. Tu ne te donnes pas comme ça quand tu veux vraiment un homme, n’est-ce pas ? »
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« Je me dis toujours : le jour où je mourrai, je saurais que j’ai vécu un grand amour. »
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« Tu veux être aimée parce que tu ne comprends pas que ton propre père t’ait abandonnée, c’est impossible à comprendre pour personne. Tu ne peux pas l’accepter. »
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« La séduction dont je parle, ce n’est pas la séduction pour être belle et sexy devant le monde. Ce n’est pas ça, c’est d’être aimée, d’être acceptée. »
« Dans les années 1970, c’était la révolution sexuelle, les pilules arrivaient, tout d’un coup, on fermait les églises catholiques. Tout le monde disait : “Ah ! Elle est nue, elle est nue !” Mais aujourd’hui, toutes les actrices se mettent nues à l’écran, personne n’en parle. »
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« On parle beaucoup de la violence ailleurs, de la pauvreté dans d’autres villes, mais on ne regarde pas ce qu’il y a autour de nous. »
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« Je pense que les plus grands traumatismes, pour n’importe qui au monde, ce sont des trau¬matismes familiaux. »
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« Tu t’assois sur un banc, un banc public ou une terrasse de café, tu regardes passer les gens. Ah, c’est formidable. Chacun a son univers juste dans cette démarche, comment il bouge, comment il est. L’autre avec son petit chien, l’autre avec ceci. C’est extraordinaire ! Il faut avoir le goût d’observer les gens. Moi, j’adore ça regarder les êtres humains, je trouve ça sublime. »